COMPRENDRE LA FUSION NUCLEAIRE AVEC GREG DE TEMMERMAN

 

L’engagement écologique de Greg de Temmerman

Notre société est face à un défi énorme : transformer rapidement une infrastructure énergétique basée à 80% sur la combustion de sources fossiles. Il nous faut donc tourner le dos à un système ayant certes permis des progrès spectaculaires, mais également exercé des pressions sur notre environnement que celui-ci ne peut plus supporter. L’énergie nous a permis de devenir des « dieux » capables de modifier jusqu’au climat de notre planète ! Les changements nécessaires pour diminuer notre emprise sur la planète tout en continuant de vivre heureux sont énormes et nécessiteront d’avoir une approche multi-disciplinaire. Il faut en effet combiner les sciences physiques, chimiques, biologiques mais aussi la psychologie par exemple dans le but de développer un système viable mais aussi désirable- il n’existe sans doute pas de solution miracle. Les scientifiques ont un rôle énorme à jouer dans ce processus de par leur capacité d’innovation, d’écoute, d’honnêteté et de remise en cause.

 

A propos de Greg de Temmerman

Je suis physicien dans le domaine de la fusion nucléaire, spécialiste des matériaux en conditions extrêmes. Le but de la fusion est de recréer sur terre le procédé se produisant au cœur des étoiles pour générer de l’énergie sur terre. Mes recherches sont pluridisciplinaires, à l’interface entre science des matériaux, physico-chimie des surfaces et physique des plasmas. La fusion est un processus complexe, nécessitant de porter un gaz à une température de 150 millions de degrés et de le confiner dans une enceinte sous vide à l’aide de champs magnétiques très intenses. Les matériaux sont alors soumis à des sollicitations thermiques et mécaniques extrêmement importantes. Développer des matériaux pouvant survivre dans ces conditions est une condition nécessaire à la maitrise de la fusion.

Ayant obtenu un diplôme d’ingénieur chimiste, je réalise ensuite une thèse en physique expérimentale à l’université de Bâle en Suisse. J’ai ensuite travaillé dans différents pays (USA, UK, Pays-Bas) sur des thématiques liées aux modifications de surface par traitement plasma, avant de rejoindre le projet ITER en 2014 en tant que coordinateur scientifique en charge des études d’interaction plasma-parois. J’ai publié plus de 200 articles dans des revues scientifiques à comité de lecture. Passionné par les questions énergétiques, je réfléchis aux questions de temporalité et de faisabilité d’un changement majeur de notre société thermo-industrielle.  Être un physicien reconnu n’implique pas d’être un expert sur tous les sujets scientifiques, mais n’empêche pas non plus d’avoir des choses intéressantes à dire sur des sujets différents de son expertise principale. Je pense que les scientifiques, de par leur sérieux et leur capacité d’analyse, doivent jouer un rôle actif dans la nécessaire transition énergétique et écologique.

Parmi mes loisirs figurent l’ultra-trail et la médiation scientifique, je participe à des événements de vulgarisation scientifiques et donne de nombreuses conférences publiques.

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